Capsule No 228 - 30 Juin 2019 - 05:26 - mp3

L’écrivain et philosophe Jacques Sojcher nous lit le poème « L’aube ne s’est jamais levée », tiré de La confusion des visages, son nouveau recueil de poésie paru chez Fata Morgana. Entre une parole linéaire qui offre une image supportable du monde mais couvre l’horreur, et le silence, Jacques Sojcher fraie une parole intermédiaire, une écriture trouée, balbutiante. Entre les lignes, où respire la figure du père disparu à Auschwitz, se lit la difficulté d’être vivant en remplaçant les morts : les mots exhibent autant qu’ils cachent.

Né en 1939, de père slovaque et de mère polonaise, Jacques Sojcher a été professeur émérite de philosophie à l'ULB. Également écrivain, il est l’auteur d’une trentaine de livres : essais sur Nietzsche et sur la démarche poétique, ouvrages sur des peintres et sur l'esthétique, livres entre récit et poésie où il cultive l'autodérision (Le Professeur de philosophie) et où la figure du père absent (mort à Auschwitz) domine. Jacques Sojcher a obtenu le prix Maurice-Carême en 2015 pour Trente-huit variations sur le mot juif.

Un projet de L'Arbre de Diane ASBL.

Facebook
Android
Android
Android
Android