Capsule No 237 - 20 Novembre 2019 - 03:28 - mp3

L’écrivain, traducteur et éditeur français Frédéric Boyer lit à haute voix quelques poèmes issus de sa traduction des « Géorgiques » de Virgile. Cette nouvelle traduction s’accompagne d’un nouveau titre : Le souci de la terre, paru aux éditions Gallimard. À quoi peut bien nous servir de nos jours un tel ouvrage, rédigé dans la campagne italienne il y a plus de deux mille ans? Virgile annonce son projet dès l’ouverture de son œuvre : traiter des techniques et des arts de la matière agricole : travaux des champs, culture de la vigne, élevage et apiculture. Retraduire aujourd’hui ce poème, c’était découvrir combien ce texte résonne avec nos préoccupations et notre sensibilité contemporaines : fragilité du vivant et des espaces naturels, lien des hommes à la terre, aux végétaux et aux animaux.

Frédéric Boyer est né le 2 mars 1961 à Cannes. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, il est écrivain, traducteur et éditeur. Auteur d’une trentaine de livres depuis 1991, tous publiés aux éditions P.O.L, romans, essais, poèmes et traductions. Prix du Livre inter en 1993 pour son roman Des choses idiotes et douces, et prix Jules Janin de l’Académie française pour sa nouvelle traduction des Confessions de saint Augustin (Les Aveux, P.O.L 2008). Il a dirigé le chantier de la Nouvelle Traduction de la Bible, avec de nombreux écrivains contemporains (Olivier Cadiot, Jean Echenoz, Florence Delay, Jacques Roubaud, Valère Novarina…), parue en 2001 (éditions Bayard). Depuis des années son œuvre associe l’écriture personnelle et la relecture et traduction de grands textes anciens.

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Un projet de L'Arbre de Diane ASBL.

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